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samedi 23 avril 2016

L'Etranger

Nom du livre
L’Etranger
Auteur
Albert Camus
Editeur
Folio (Gallimard)
Année de parution
1971
Genre
Philosophique, Réaliste
Nombre de pages
191 pages

Synopsis

            «Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...»

Mon avis

             Dans le cadre de mon cours de français, il m’a été donné de lire ce roman que j’ai trouvé assez intrigant et qui m’a laissé perplexe durant sa lecture mais également devant la feuille d’interrogation. En tout cas, avant d’argumenter, je peux vous dire que ce roman ne donne pas le goût de la lecture aux jeunes. Pour ma part, je n’ai pas vraiment aimé et j’expliquerai, dans les lignes qui suivent, mon avis. Cet avis comprendra deux arguments sur le moment de lecture et un dernier sur le message dévoilé.

            Tout d’abord, le personnage est sans émotion et ne dit que la vérité. Je trouve que c’est un procédé assez original de la part de l’auteur mais ne suis pas convaincu par le résultat final de ce travail. D’un côté, je ne peux nier que l’originalité, la recherche et la mise en œuvre est un travail qu’il faut gratifier car cela a pris du temps assez considérable et un travail important mais d’un autre côté, ça ne me plait pas car cela ne rend pas l’histoire plus jolie, gaie. Comme il ne ressent pas d’émotion, nous suivons le protagoniste principal du roman dans un monde de sensations et nous n’allons pas comprendre pourquoi il ne réagit pas à ces stimuli de la vie. Je n’ai ressenti aucun attachement avec Mersault, le personnage du roman, alors qu’un auteur favorise cela pour que son roman plaise. Il ne m’a pas plu car il est différent de nos membres de notre société. Vous et moi réagissons, vivons des émotions positives et négatives et cela nous rend vivants. Je vais vous illustrer cela car je pense que ça serait plus facile de comprendre. Quand vous pleurez ou rencontrez l’amour, vous éprouvez deux émotions : la tristesse et l’amour. Ces deux sentiments font de vous quelqu’un de vivant, d’humain et non comme un humain programmé, lobotomisé, sentimentalement mort. Nous côtoyons un cadavre vivant et comme toute personne, je ne me suis pas senti attiré par ce corps sans vie morale.

            Ensuite, le récit est alourdi par le rythme dégagé par la plume du l’auteur, donnant l’illusion que l’histoire est lente alors qu’un bon nombre de péripéties sont présentes. Cette lenteur est également accentuée par le personne principal dont j’ai tracé le portrait dans le premier paragraphe de cet avis. Certains auteurs auraient su rendre ce scénario attirant pour le lecteur alors que Camus a su m’ennuyer. Pourquoi rendre son récit lourd ? Certes, pour son temps, il respecte les codes mis en place, d’usage et je ne peux pas entièrement le blâmer. Son personnage déteint sur la qualité de la représentation du scénario et l’alourdit. Pour illustrer mes propos, je vous invite à imaginer une salle de concert remplie de jeunes adultes. Pour les mettre dans l’ambiance, le musicien va jouer une musique au rythme rapide, entraînante, incitant les auditeurs à danser. Or, ici, l’auteur nous propose plus une musique classique aux sonorités parfois complexes. C’est comme s’il voulait faire disparaître toute vie dans son récit, tuant d’abord le personnage, ensuite le rythme du scénario. Le problème est que l’intérêt du lecteur, déjà mis à mal par le personnage est encore plus bas, ennuyant l’élève que je suis. Comment pourrait-on susciter l’intérêt de jeunes lecteurs avec une histoire si lente et un personnage mort ?

            Pour terminer, je vais vous parler du message délivré dans ce récit. Je tiens à préciser qu’avec notre professeure de français, nous n’avons pas encore abordé ce sujet durant nos heures de cours et je ne suis donc pas influencé par ses propos. Derrière les mots se cache une critique pointue et démontrée de notre société contemporaine, du comportement de celle-ci qui frôle le stupide. Ce message est délivré et illustré par le récit et cela est quelque chose d’assez bien car dans les romans de ce genre, nous avons parfois la conclusion, la réflexion ou le cheminement écrits tel quel dans le livre, ce qui ne donne plus le goût de la déduction au lecteur. Néanmoins, je ne pense pas avoir compris l’entièreté de ce message car il est trop radical. J’ai su en retirer la base mais pas les nuances et tout le monde sait qu’une nuance peut faire la différence. C’est un peu comme imaginer un vélo alors qu’on nous dit seulement que c’est un moyen de locomotion à pédales. L’imagination peut nous donner des dizaines d’interprétations différentes. Si on rajoute que ce vélo a deux roues uniquement, le visions s’éclaircissent et diminuent en nombre car le changement est radical. Avec la base, on ne peut avoir une vue d’ensemble sur l’auteur et le monde de 1950/60.

            En conclusion, ce roman philosophique est à conseiller auprès d’adultes amateurs du genre car pour un adolescent ou un adulte lisant pour se divertir, ce livre est bien ennuyant.



Un livre philosophique au rythme mortuaire d’un cadavre ambulant




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dimanche 31 mai 2015

Le bourgeois gentilhomme


Nom du livre
Le bourgeois gentilhomme
Auteur
Molière
Editeur
Librio
Année de parution
1998 (originale en 1670)
Genre
Théâtre, comédie
Nombre de pages
96 pages

Synopsis

            Monsieur Jourdain, brave bourgeois, n'a qu'un rêve : devenir noble. Pour y parvenir, tous les moyens sont bons. Apprend-il la musique par amour de l'art ? Il veut plutôt briller en société. L'escrime, pour se défendre ? Il aspire seulement à porter l'épée. S'habille-t-il avec recherche ? Il est moins élégant qu'extravagant. Et s'il cultive les fréquentations de haut rang, c'est que Monsieur Jourdain songe à marier sa fille, mais à un gentilhomme, pas à ce roturier de Cléonte. A moins que celui-ci ne lui trouve un moyen de s'anoblir... Critique intemporelle des ambitions dévorantes et des parvenus qui croient pouvoir tout acheter, comédie- ballet haute en couleurs écrite en collaboration avec Lully et mêlant chansons et danses, Le Bourgeois gentilhomme (1670) est plus qu'une comédie de moeurs : c'est un spectacle total.

Attention, ceci est le résumé d’une autre version reprise sur Amazon

Mon avis

            Le bourgeois gentilhomme. Je l’ai confondu, dans un excès de fatigue, avec Tartuffe. Honte à moi. J’ai rapidement compris mon erreur et j’ai lu cette petite centaine de pages assez rapidement. Je ne suis pas un fan du genre théâtral mais je vais quand même donner mon avis.

            Tout d’abord, pour moi, une pièce de théâtre ne se lit pas, elle se joue. D’accord, je savais que c’était une pièce de théâtre et si je n’étais pas content, je n’ai qu’à me taire. Oui, d’accord mais je l’ai lu comme tel et je trouve encore une fois que ce n’est pas vraiment un genre littéraire.
            Cependant, l’histoire est très plaisante et marrante à lire. Nous ne devons pas nous creuser la tête, nous replonger dans le contexte du XVIIème siècle pour comprendre l’humour dégagé par les personnages. Nous sommes directement plongés dans la sphère humoristique de l’histoire.
            De plus, nous abordons un pan de l’histoire de manière ludique grâce à ce livre. Il nous révèle, par le biais de moqueries cachées, la situation de l’époque. Nous observons les différentes castes de la société et voyons surtout la différence entre la bourgeoisie et la noblesse, nous voyons les problèmes d’argent de l’époque, le mariage forcé pour des arrangements politiques et de pouvoir.

            En conclusion, je recommande ce livre aux amateurs du genre théâtral ou aux lecteurs voulant une petite « pause » dans leurs lectures.  



Une petit pièce de théâtre marrante et riche en histoire


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