jeudi 17 mars 2016

Arizona Jim

Nom du livre
Auteur
Thibauld Menke
Editeur
Année de parution
2015
Genre
Policier, Suspense, Philosophique
Nombre de pages
174 pages

Synopsis

            Braquage dans un train. Trois cowboys. Smartphones, bijoux, tablettes, billets, tout y passe. Dans la tête d'un innocent, un trou béant provoqué par la balle de l'un des braqueurs. Du sang sur les murs.

Très vite, nous apprendrons que ce crime fait partie d’un plus grand dessein.

Mon avis

             Avant de commencer  la rédaction de mon avis sur ce court roman, j’aimerais remercier mon compatriote belge et auteur de ce récit Thibauld Menke qui m’a gentiment proposé la lecture de son histoire. Malheureusement, cela n’a pas été le coup de foudre pour moi et après avoir refermé la dernière page de ce livre, je suis mitigé face à l’aventure que j’ai vécue.

            Tout d’abord, il y a trop d’éléments irréalistes qui sont présents dans l’histoire. Je ne suis pas contre le côté fantaisiste d’un auteur, voire même sa part surréaliste mais dans ce cas, il faut cerner le genre et ne pas s’en écarter. Soit l’auteur essaie d’être dans une histoire qui est réaliste à notre monde et les éléments irréels doivent donc être transformés en choses ancrés dans notre vie. Soit l’auteur joue sur le côté fun, décalé de son histoire et comme l’a fait, par moments, avoir des situations burlesques tellement que leur crédibilité est basse, des situations desquelles nous rions tant elles sont improbables mais cela demande un travail encore plus long, plus dur que ce que Thibauld Menke a réalisé pour le moment car cela peut être considéré comme une marche sur les frontières du surréalisme, ce genre littéraire dans lequel toutes vérités physiques et logiques sont abandonnés et remplacés par les délires du cerveau gangrené de malice de l’écrivain. Comme nous ne foulons que les frontières, ces bases scientifiques doivent continuer à être des postulats et il faut enrober la péripétie rocambolesque dans une sphère réaliste. C’est comme si sa mission était de nous faire avaler un gros mensonge. S’il essaye de nous le dire comme ça, nous allons lever les yeux du roman et nous dire qu’il se fout de nous. S’il enrobe ce mensonge dans la sauce du réalisme, nous allons avoir un fin sourire qui se dessine sur nos lèvres et nous allons continuer la lecture de ce roman humoristique, l’humour venant de ces éléments marinés.

            Ensuite, il manque cruellement de détails. Je ressens le message présent dans le livre, message que je vais d’ailleurs aborder dans le dernier argument de cet avis mais nous n’avons rien qui l’embellit, qui la cache à moitié. Certains livres veulent faire passer un message et cette morale est souvent très subtile et demande parfois un instant de réflexion après avoir refermé la dernière page du livre ou souvent, dans mon cas, elle me saute aux yeux au point final ou lorsque je rédige ma chronique. Ici, la vérité est déballée, crue, nue et nous devons nous en contenter, nous n’avons pas une histoire élaborée et complexe jouant l’avis de l’auteur, élaborant, argumentant, divertissant. Soit on partage l’avis de l’auteur et nous lisons ce court roman avec intérêt soit nous ne comprenons pas où il veut en venir et là, les pages sont plus lourdes à digérer. De plus, il a voulu jouer la carte de l’exagération et je trouve ce procédé argumentatif très intéressant, percutant mais également très dur à utiliser. Il faut, comme j’en ai déjà parlé plus haut, enrober le tout, mariner le message dans la sauce du réalisme pour rendre l’argument inattaquable. Quel est le meilleur moyen ? La démonstration. Pour démontrer, nous allons utiliser, comme sujet à démontrer, comme thèse, l’idée que l’auteur veut partager au lecteur et pour réellement la démontrer, nous allons utiliser les postulats du réalisme. Le lecteur sourira sûrement pendant, comme je l’ai également dit, les moments les plus drôles, invraisemblables mais le message sera à la fois plus percutant mais également non-imposé.

            Cependant, et pour terminer, j’ai peut-être été assez critique vis-à-vis de ce livre mais c’est dans le but de l’améliorer, d’augmenter l’intérêt de l’histoire. Pourquoi je m’investirais tant dans une chronique constructive alors que je sais pertinemment que l’auteur ou la maison d’édition n’en a cure ? L’auteur m’a contacté pour avoir mon avis qui je pense, l’intéresse énormément. De plus, l’histoire présente une idée, un message (oui, j’en parle enfin) très percutant. Je pense qu’avec du travail supplémentaire, ce livre pourrait devenir un roman philosophique et un bon livre de détente. Oui, vous avez vu le terme philosophie et vous pensez sûrement à Candide qui démontre sa pensée. Un livre que je trouve bien ennuyant. L’auteur veut également montrer son ressenti de la société dans laquelle il vit, sa mise en garde  face aux dangers qui se présentent à nous et je pense que ce message peut être délivré dans une aventure délirante, qui détend également le lecteur. Si ce message est enrobée (j’en parle beaucoup mais c’est un point important), ce livre pourrait être lu des plus jeunes jusqu’aux adultes et c’est là que réside la force de ce récit.

            En conclusion, je pense qu’avec du travail supplémentaire, ce roman pourrait devenir le Candide moderne, un roman qui serait philosophique et amusant.



Un livre au message percutant qui, enrobé de la sauce du réalisme, deviendra le Candide amusant et de nos jours.




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