dimanche 29 janvier 2017

Le noir est ma couleur (1) - Le pari

Le Pari – Olivier Gay

Auteur :
Olivier Gay


 


Editeur :                       
Rageot
Collection :
/
Genre :
Jeunesse, Fantastique
Série :
Le noir est ma couleur (1)
Nombre de pages :
320 pages
Format lu :
Numérique
Date de parution :
4 juin 2014
Prix d’achat :
11,90€ (broché)
8,49€ (numérique)

Un roman aperçu sur la toile, mélangeant action et sentiments, le tout dans l’humeur changeante des adolescents

Résumé du roman
               
Adolescents, Alexandre et Manon sont dans la même classe mais s'ignorent. Lui, bad boy séducteur et boxeur, attend avec ses copains au fond que les cours finissent. Elle, est la meilleure élève. La plus secrète aussi. Un jour, pour gagner un pari, Alexandre invite Manon à boire un pot. Au détour d'une ruelle, il la découvre attaquée par une dangereuse créature. Il vient à son secours. Mais qui est vraiment Manon?

Ce roman a remporté le "Prix Chimères 2015.

Mon avis

                J’avais vu la série sur une page littéraire et le résumé m’avait intéressé. Cela remonte à un petit temps mais je me suis enfin décidé à m’accorder un moment personnel de lecture. Je me suis donc empressé de commencer à lire ce roman. D’abord sur les courts trajets en bus (quelques minutes par jour pour terminer par le lire sur un long trajet en voiture. Ce roman a été assez agréable à lire.

                En premier lieu, j’ai bien aimé le mélange entre roman d’action et romance, diversifiant les genres et la nature des chapitres, des passages. Dans de nombreux romans, nous observons également les deux genres à travers les pages mais le dosage est mal effectué et nous n’avons pas l’impression que les deux fassent partie du roman. Ici, chaque genre est égal à l’autre et permet ainsi de toucher plus le lecteur ou la lectrice. Si on préfère plus la relation amoureuse, il y’en a une assez présente, il y’a une intrigue qui va dans ce sens. Maintenant, en lisant le résumé, nous voyons qu’il y’a également un genre plus rapide, de l’action, de l’aventure et le lecteur sera servi également de cette potée délicieuse. J’ai sincèrement aimé ce mélange car l’auteur a pris le risque de donner plus d’importance à la sentimentalité par rapport aux autres romans fantastiques et pour les jeunes. Prendre des risques, c’est un peu comme lancer un couteau aiguisé. S’il retombe la lame vers le bas, l’auteur se coupe et son roman ne sera pas crédible ou ne sera pas aimé par le lectorat. Néanmoins, si la lame retombe la poignée vers le bas (et que l’auteur l’attrape), le lecteur ne pourra être qu’admiré face à tant de risques pris et que malgré le danger, l’auteur ait réussi à prendre le poignard sans se blesser. Dans ce cas, le roman sera plus haut, prendra quelque importance dans l’estime du lecteur. Inutile de vous dire de quel côté le couteau a été réceptionné.

                Ensuite, seconde caractéristique appréciée, la diversité des deux personnages principaux. Comme le résumé l’indique, nous avons d’un côté la fille timide, intelligente et peu soucieuse de son apparence et de l’autre, un bad-boy séducteur qui préfère s’attirer les ennuis et les mauvaises notes plutôt que sa réussite scolaire. Certes, cela fait un peu cliché, un stéréotype bien connu dans les romans de romance érotique. Il suffit de suivre l’actualité littéraire et cette diversité n’est plus avantage mais une pâle copie. Il est peut-être utile, dans ce cas, de rappeler qu’il s’agit d’un roman jeunesse et que dans un tel roman, il ne faut pas réfléchir en tant qu’adulte mais comme nous, quelques années avant. Les deux personnages sont complètement différents et par pure logique, rien ne devrait les rapprocher. De plus, à cet âge, nous restons principalement entre copains ou copines. Pourtant, les héros se rencontrent, se rapprochent de plus en plus. Et le plus marrant, c’est de voir, de lire leurs pensées qui sont assez déconcertantes car complètement différentes. Nous nous demandons comment les héros arrivent à se supporter (même s’il s’agit d’un grand mot) alors que tant de fossés les séparent. Ils n’ont aucun point commun et pourtant, ils vont devenir inséparables. Cela me rappelle « Rox et Rouky » ou « la Belle et le Clochard ». Les héros, dans ces films, sont complètement différents sur tous les points de vue mais ils vont s’apprécier.

                Pour terminer cet avis, le dernier élément que j’ai apprécié dans ce roman, et il n’est pas un des moindres, est la mixité des points de vue. Dans le paragraphe précédent, j’ai dit qu’il était marrant de mettre en commun les pensées de Manon et d’Alexandre mais cela ne serait pas possible sans connaître les pensées de chacun. L’auteur nous dévoile donc l’esprit de ses héros, entièrement, sautant d’un point de vue à un autre, d’un narrateur à un autre. Parfois, nous sommes dans la peau d’Alexandre tandis qu’à d’autres moments, nous évoluons dans celle de Manon. A chaque chapitre, nous percevons l’histoire de l’autre point de vue et ce jonglage permet de ne pas nous ennuyer, de ne pas tomber dans les défauts du personnage. Effectivement, à cet âge, on voit le monde avec des défauts, nos défauts, notre interprétation et l’interprétation du personnage n’est pas celle du lecteur qui pourrait se sentir agacé. Sauf que ce n’est pas le cas et à moins de tomber sur un grognon de la lecture, ça ne sera pas le cas car nous varions d’un personnage à l’autre et nous nous ouvrons à leur caractère, nous apprenons à connaître qui ils sont et observons les changements qui se déroulent en eux. En plus de voir l’histoire sous plusieurs angles, on fusionne avec les narrateurs-personnages.

                En conclusion, j'ai passé un chouette moment de lecture, accompagné de Manon et Alexandre.

★★★★

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