vendredi 23 décembre 2016

Effacée (2) - Fracturée

Titre
Effacée (2) – Fracturée
Auteur
Teri Terry
Editeur
La Martinière Jeunesse
Collection
Fiction J
Date de sortie
16 octobre 2014
Nombre de pages
397 pages
Prix
16€

Un second tome passionnant, nous plongeant à nouveau dans les griffes de l’injustice

                                                             


Synopsis
           
           Après son Effacement, Kyla aurait dû perdre complètement la mémoire et devenir une nouvelle personne. Mais son cerveau et son corps ont conservé une partie de ses souvenirs. Et, au fond d'elle, résonne une voix qui n'est pas celle de la fille sage et soumise qu'on voulait faire d'elle. Une voix qui lui fait peur... En essayant de comprendre ce qui est arrivé à Ben, le garçon qu'elle aimait, Kyla devra pourtant affronter les fantômes de son passé. La vérité pourrait la broyer, mais, dans une société rongée par la peur, le mensonge et la manipulation, c'est aussi la seule voie qui conduise à la liberté.

Teri Terry est britannique. Elle a vécu en France, au Canada, en Australie et en Angleterre. Après avoir voyagé dans le monde et travaillé comme bibliothécaire, elle a décidé de se consacrer à l'écriture. Effacée était son premier roman.

Mon avis

            J’avais découvert cette série grâce à France Loisirs qui m’avait envoyé le premier tome. Je n’en avais jamais entendu parler avant cela. J’avais fort adhéré au premier tome et à l’histoire. Carburant ces derniers temps, ayant un planning surchargé, j’avais peu de temps à me consacrer à la lecture et je voulais me poser et prendre un livre pour moi, un livre dont j’étais presque sûr d’apprécier. Et c’était le cas.

            Tout d’abord, ceux qui me suivent régulièrement seront assez contents de me retrouver dans cet avis et reconnaîtront mon genre de prédilection entre les pages de ce roman et les mots de cet avis. La dystopie. Un genre littéraire qui met en scène une société imaginaire gérée de telle façon que le bonheur n’y existe pas. Cette société est présentée comme un monde parfait alors qu’il ne l’est pas du tout. C’est une des choses que j’aime bien dans ce genre. Regarder le système mis en place et remarquer la pression sur les épaules d’une minorité. C’est un peu comme une cocotte-minute. Le cuisinier met le plat en route et est occupé à autre chose. Nous sommes simples spectateurs et observons la pression devenir de plus en plus grande dans la casserole et s’évacuer difficilement. Elle va devenir de plus en plus importante et le chef n’intervient toujours pas, occupé à prendre soin de lui ou cuisiner autre chose et nous attendons ce moment où le tout explosera. C’est la même chose avec les romans appartenant à ce genre. Une minorité, le plus souvent, subit des inégalités énormes, parfois sans s’en rendre compte, parfois en voyant tout cela. La pression va s’accumuler sur eux et devenir de plus en plus grande, presque palpable et nous, spectateurs, voyons à la fois la pression que ces gens subissent et les ficelles tirées par les dirigeants du/des pays qui se sentent invincibles. Voir que les gens se rebellent pour défendre leurs valeurs est une lutte à laquelle nous ne pouvons qu’adhérer.  

            Ensuite, l’action. Le récit n’arrête pas de bouger, d’être en mouvement. Quand je parle d’action, je ne parle pas seulement des moments où les personnages courent, s’échappent ou se battent. Je prends l’action dans un sens plus large. Certains de moments de réflexion sont tellement intenses et intéressants et aident à la continuité de l’histoire que je les place également dans les péripéties, les actions. Ce que je n’aime pas, c’est quand le personnage se met en question et que durant la plus grande partie du roman, il s’interroge. Il faut que ça bouge, que ça aille d’un point A à un point B. Ce que j’apprécie avec ce roman, c’est, qu’effectivement, il répond à mes besoins. Chaque péripétie venait après l’autre, sans grand moment d’attente, sans trop de rapidité. Tout s’enchaînait à merveille. On n’était pas las d’attendre la prochaine action. On n‘était pas essoufflé de vivre péripéties après péripéties. Le roman est comme un train en route. Certains trains font des haltes et laissent les voyageurs se reposer tandis que d’autres vont directement à destination. Pouvoir évoluer dans un monde vivant, dans une histoire qui ne vous endort pas, qui permet de vous détendre après une journée d’école sans vous prendre la tête est tout bonnement magique.

            Pour terminer, ce que j’ai aimé dans ce roman est le personnage principal. Kyla. Ou tout autre nom qu’elle possède. Je la trouve vraiment fascinante car elle a plusieurs facettes qui n’arrêtent pas d’évoluer, changer, s’éclaircir ou se rembrunir. Au fond d’elle, elle ne sait plus qui elle est, elle n’a jamais su toute son histoire et va la découvrir au fil des pages, au fil des péripéties et nous la suivons dans ses découvertes, dans les vérités qu’elle apprend d’elle-même ou d’autres personnes qui la connaissent mieux qu’elle. On essaie de se mettre dans sa peau et nous la prenons un peu en pitié, la protégeant sous notre elle mais nous remarquons que cette protection lui sert de moins en moins car elle se renforce au fil du temps. De plus, ce que j’aime chez Kyla, c’est qu’elle est prise dans une intrigue complexe et qu’elle doit effectuer des choix sans connaître toutes les constantes et va découvrir ces constantes au fil du temps. Elle est prise dans un dilemme cornélien où tous les choix qui lui sont proposés sont mauvais. Un vrai casse-tête chinois. La voir dans cette impasse est extrêmement intéressant et éveille notre curiosité.

            En conclusion, j’ai aimé ce second tome autant que le premier et je pense lire le prochain en 2017.

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