jeudi 1 septembre 2016

La guerre des cerveaux

Titre
La guerre des cerveaux
Auteur
Bernard Lenteric
Éditeur
Le Livre de Poche
Collection
/
Date de sortie
01/01/1986
Nombre de pages
256 pages
Prix
N’est plus disponible à la vente, faites les brocantes

Un roman me laissant dubitatif à la fois sur le côté policier que scientifique

                                                             

Synopsis
           
Les plus grands cerveaux scientifiques de notre temps sont soudain victimes de crises de folie meurtrière, aveugles et terrifiantes. Hasard ? Stress ? Loi des séries ? Le monde entier s’interroge. Seuls trois hommes dotés d’un savoir hors du commun sont capables de découvrir la vérité.

La guerre des cerveaux a commencé. Mais qui la dirige : un pays, une société secrète, un individu isolé ?

Un formidable combat s’engage à travers le monde, de New York à Zurich, de Moscou à Tokyo. Il n’y a pas une minute à perdre, car ces trois génies pourraient bien être les prochaines victimes...

Avec ce suspense haletant, ce roman d’autant plus angoissant que les dernières découvertes scientifiques lui donnent une dimension exceptionnelle, terrifiante, Bernard Lentéric retrouve le ton de « La nuit des enfants rois ».

« Plongez dans ce terrifiant récit à suspense qui vous emmène un peu paaaaaartout sur la planète, et dans la spirale sans fin de l’intelligence ».
Gilles Lambert, Le Figaro.

Mon avis



            Comment ai-je fait la découverte de ce roman alors que ma pile de lecture ne cesse d’augmenter ? Qu’est-ce qui m’a bien pu pousser à lire un roman qui m’était alors complètement inconnu jusqu’à ce jour ? Une amie lors d’un défi lecture. Chacun devait découvrir l’univers livresque de l’autre en lisant un livre fort apprécié, un coup de cœur et je me suis retrouvé avec ce roman sur les bras. J’apprécie plus cette personne que ce livre qui m’a laissé un drôle de goût en bouche.

            Tout d’abord, la raison principale de mon avis plutôt négatif sur ce roman est l’ensemble des propos scientifiques tenus dans les dialogues. Ils ne cessent pas. Ils sont incompréhensibles. Ils plombent l’ambiance du roman. Certes, cela démontre que l’auteur, notre fameux Lenteric a poussé des recherches et s’est intéressé au monde qu’il décrit sauf que cela devient lourd, très lourd. Il pourrait très bien tenir des propos fallacieux dans ce jargon des sciences que nous goberons le tout car tout cela nous dépasse. On a l’impression d’être l’enfant en plein milieu d’un discours politique, philosophique, religieux ou poétique. Tout ce que nous voulons est de nous enfuir et/ou de nous amuser car les mots ne font pas mouche en nous. À mes yeux, c’est tout simplement un étalage complet et abusif de ses connaissances et celui qui n’est pas aussi intelligent dans ce domaine ou tout court passe pour un imbécile face aux personnages du livre et par conséquent, face à l’auteur également. Je critiquais déjà cela dans d’autres romans et ne comprends pas pourquoi auteurs se sont obstinés sur cette voie. Écrivent-ils une histoire pour la faire vivre à leurs lecteurs ou juste pour paraître supérieurs ? L’objectif premier de l’écriture, du roman est d’adapter le langage au lecteur et lui faire comprendre des phénomènes complexes dans des mots simples.

            Ensuite et heureusement, le scénario était là pour rattraper un peu les dialogues bien incompréhensibles. Je dis bien un peu mais il était meilleur que celui d’autres histoires. Un scénario peut-être lent mais original, réfléchi et devenant légèrement passionnant. Des phénomènes surviennent, des changements s’opèrent et de nouvelles choses apparaissent. Nous ne maîtrisons donc plus le fil que va prendre l’histoire et ne faisons que deviner, approcher la réalité sans la prendre entre nos mains, nos doigts et la tenir fermement. Nous voyons que les recherches de l’auteur ne se sont pas arrêtées aux termes scientifiques. Elles ont également été entreprises au niveau de l’obtention d’un scénario de qualité et divertissant. Nous ne savons rien prévoir, tout est si inattendu et imprévisible. Nous ne sommes que les spectateurs d’une histoire se déroulant devant nos yeux, ne comprenant pas la folle logique de l’auteur, n’arrivant pas à percer le schmilblick de sa pensée, n’arrivant pas à tenir sur le sentier de l’histoire. Le livre gagne quelques points là où les dialogues et le fond en ont perdu.

            Pour terminer sur une note malheureusement synonyme de déception, je dois parler des personnages qui n’ont pas su me donner de frissons, dans lesquels je ne retrouvais pas le feu dévorant des sentiments. Je me suis posé de nombreuses questions sur eux. Ils ont tout pour être humains mais il manque cette flamme aléatoire, incontrôlée qui peut se transformer en brasier à tout moment, il manque les sentiments et la passion. Je ne me suis pas senti proche d’eux, trop fourbus, trop intelligents et trop vaniteux pour qu’une entente soit possible. Dès lors, nous nous sentons distants, nous ne voyons pas pourquoi nous devons éprouver de la pitié envers eux et leurs drames. Cela nous dépasse également, quoique. Nous sommes satisfaits de voir que d’éminents savants arrogants se rabaissent à des problèmes mortels et ont besoin de personnes de notre niveau d’intelligence pour les aider. Ils sont bien décrits mais ne plaisent pas. Ils ont un passé mais n’arrivent pas à éveiller notre confiance. Nous nous lassons de leurs paroles et nous nous lassons d’eux. C’est un prolongement logique et scientifique.

            En conclusion, je n’ai pas vraiment apprécié ce livre mais ne peux pas le qualifier de mauvais car il regorge d’un grand potentiel que je ne peux nier.


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