vendredi 27 mai 2016

Huis Clos

Nom du livre
Huis Clos
Auteur
Jean-Paul Sartre
Editeur
Folio
Année de parution
2000
Genre
Théâtre
Nombre de pages
97 pages (pour la pièce nommée)

Synopsis

            Garcin, révolutionnaire lâche et mari cruel : douze balles dans la peau ; Inès, femme démoniaque qui rendra folle de douleur sa jeune amante : asphyxie par le gaz ; Estelle, coquette sans cœur qui noie son enfant adultérin : pneumonie fulgurante. Morts, tous les trois. Mais le plus dur reste à faire. Ils ne se connaissent pas, et pourtant, ils se retrouvent dans un hideux salon dont on ne part jamais. Ils ont l'éternité pour faire connaissance : quelques heures leur suffiront pour comprendre qu'ils sont leurs bourreaux respectifs. "L'enfer, c'est les autres".

Tous les thèmes sartriens sont là, orchestrés avec brio : la valeur de l'engagement, le poids des actes, les limites de la responsabilité. Avec Huis clos, le grand prêtre de l'existentialisme signait l'une de ses pièces les plus fortes : la scène se prêtait bien à ces réquisitoires concis et percutants, que l'on retrouvera dans Les Mouches et surtout Les Mains sales.

Une œuvre phare du répertoire français. --Karla Manuele

Mon avis

             Ce livre était le dernier à lire dans le cadre de mon cours de français. Comme vous le savez, je n’aime pas les livres proposés par l’école et celui-là, malgré sa petitesse au niveau du nombre de pages, ne déroge pas à la règle. Je vais vous expliquer pourquoi dans les lignes qui suivent.

            Tout d’abord, je ne suis pas un grand amateur de pièces de théâtre mais j’arrivais quand même à trouver des points intéressants, marrants ou compréhensibles. Hélas, celle-ci a, pour moi, un degré d’intérêt qui se confond avec le sol. Je la trouve tirée en longueur par les dialogues incessants des personnages, des dialogues portés sur leur réflexion interne, je tiens à le préciser. Je suis plus un lecteur de nombreuses péripéties. J’aime bien l’action et vivre un moment de lecture dans un rythme rapide, affolant. Je pense que c’est en partie pour cela que je n’aime pas les pièces de théâtre. Malgré cela, j’ai déjà lu quelques pièces (peu nombreuses, d’accord) mais j’ai trouvé parfois un soupçon d’intérêt, parfois un sourire se dessinait sur mes lèvres car l’histoire était marrante et proposait au lecteur quelques péripéties pour le tenir éveillé. Cette pièce-ci n’est qu’un débat, une réflexion entre trois personnages, les propos sont tirés en longueur dans certains cas et nous luttons pour tenir les paupières ouvertes. En fait, cette histoire me fait penser à une personne âgée conduisant sa voiture sur une nationale. Le jeune jusque 45/50 ans ira vite et avalera les kilomètres. Jusque 65 ans, la vitesse diminue mais les dépassements sont encore parfois envisagés. Au-delà, nous frôlons l’excès de lenteur et le conducteur se trouvant derrière est énervé. C’est exactement moi, je suis en train de suivre Sartre dans sa pièce et je ne peux pas la dépasser.

            Ensuite, qui dit philosophe, qui dit pièce de théâtre, dit message, bien entendu. Pourquoi l’enseignement nous proposerait-il un livre à lire juste pour le plaisir ? C’est complètement absurde. Je l’ai lu deux fois et malgré cela, le message m’a évité et j’ai donc été dans l’obligation de trouver un semblant de réponse sur Internet. Je dis bien un semblant de réponse car au contrôle, mes points étaient médiocres. Heureusement que j’en ai d’autres pour rattraper cela. Alors, c’est très bien d’écrire des livres pour partager sa façon de penser avec les contemporains de son époque et des générations suivantes mais pour cela, il aurait été intéressant d’adapter l’histoire pour que le message soit compris d’une grande majorité et non que par les professeurs de français. Je râle surtout car le message était très intéressant. Nous avons vu sa philosophie au cours et je ne peux qu’être impressionné par tant de liberté et d’audace de penser. De plus, lorsque je cherche à trouver le sens caché des paroles, je suis très frustré de ne pas y arriver et de louper le fruit de mes recherches. J’ai le sentiment d’avoir été trompé par l’auteur et d’avoir été manipulé pendant toute l’histoire et ce, deux fois de suite.

            Pour terminer, j’aimerais parler des personnages qui ont quand même un rôle très important dans ce roman. Malheureusement, je ne me suis reconnu dans aucun des personnages et n’ai donc pas pu relever la barre d’intérêt de l’histoire. Nous avons un total de personnages principaux qui s’élève à trois et je n’avais donc pas l’embarras du choix. J’ai essayé de m’identifier au seul personnage masculin de l’histoire qui est pour moi un crétin, un lâche qui passe son temps à essayer de redorer son blason que d’assumer. Je n’avais aucun point de caractère avec les deux femmes ou plutôt, je n’ai pas vraiment cherché. Une est une pimbêche finie, une superficielle qui mériterait de passer dans les Anges ; l’autre est une qui s’assume pleinement et qui crache du venin dans ses paroles. Comment me reconnaître, moi un simple homme lambda alors que les personnages représentent des extrêmes ? Je me suis senti perdu avec ce bien étrange entourage et je me suis donc senti exclu de leur réflexion. Ou peut-être, vu qu’ils ne faisaient que parler, je ne voulais pas participer. C’est aussi possible cela.

            En conclusion, je n’ai pas aimé ce dernier livre de l’année et plains ceux qui devront le lire dans le cadre de leurs cours.



Une pièce de théâtre frôlant la mort par l’ennui




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