dimanche 10 avril 2016

Lou Pilouface (6) : Tempête sur l’Atlantique


Nom du livre
Auteur
François Place
Editeur
Année de parution
2016
Genre
Enfants, Jeunesse
Nombre de pages
64 pages

Synopsis

            BOUHOU... Spidi le matelot n'arrête pas de pleurer. Il a le mal du pays. Le médecin ordonne de bien l'entourer et de le ramener vite chez lui. Lou Pilouface et son amie Anastasie lui tiennent compagnie. Il n'y a plus qu'à traverser l'Atlantique ! Mais voilà qu'une tempête se lève. Accrochez-vous, car sûr de sûr... ça va chauffer !

Mon avis

             J’aimerais remercier Babelio et Gallimard Jeunesse pour cet envoi de la dernière Masse Critique. Chroniquer un roman destiné aux enfants est pour moi un challenge, un défi. En effet, je dois me mettre dans la peau de l’enfant que j’ai été, remonter les années et m’immerger dans le monde sans soucis dans lequel je vivais. Je pense que j’ai réussi cette partie de ma mission car j’ai pu apprécier le roman à sa juste valeur et j’ai bien aimé le lire. Il est directement passé dans les mains de ma sœur de 7 ans.

            Tout d’abord, nous avons une histoire pleine de péripéties dont la violence est limitée à son strict minimum. Je vais d’abord parler de la violence car je vois déjà les jeunes mamans s’imaginer des scènes de combat dignes d’un nouvel épisode de Games of Thrones. Au contraire. Notre monde devient de plus en plus violent, que ce soit au niveau des protagonistes de notre société ou des médias. On cherche à montrer les scènes violentes et/ou sanglantes pour impressionner et capter l’intérêt du lecteur. Les enfants, de plus en plus tôt, font face à cette part qui prend de plus en plus de place dans la vie sans qu’on puisse y faire quelque chose. L’auteur, ici, a compris le dilemme auquel il faisait face. D’une part, il créée des péripéties pour que le jeune lecteur ne s’ennuie pas mais les actions ne sont pas violentes du tout. Ce livre arrive à distraire l’enfant tout en limitant l’agressivité qui pourrait l’habiter. Ce livre montre qu’il y a toujours d’autres moyens de régler les malentendus que par le fait de se battre. Certes, ici, attention, spoiler, nous avons un coup de canon perdu mais aucune conséquence désastreuse. Si pour ce seul moment, on devrait interdire l’enfant de lire le livre, on peut aussi lui enlever le droit de regarder Peter Pan qui se bat ouvertement avec le Capitaine Crochet. En tout cas, j’ai apprécié cet effort de la part de l’auteur.

            Ensuite, les personnages sont aussi très intéressants et j’ai été étonné de tant de pouvoir placé en eux. J’ai ouvert ce livre pour enfants et je m’attendais à une focalisation de travail sur l’histoire mais on observe que l’auteur s’est également concentré sur ses personnages, au plus grand plaisir de nos petits (et moins petits) lecteurs. Chaque protagoniste, plus ou moins présenté dans le roman, a un caractère propre, différent des autres. On pourrait s’entendre à des caractères ressemblants entre les différents personnages mais non, du moins pas totalement. Certains arrivent à se détacher du lot pour impressionner le lecteur. D’ailleurs, ma petite sœur qui est en train de lire ce roman m’a dit que le petit lapin était marrant et Lou Pilouface est gentille mais son amie fait un peu peur. Cela prouve qu’un travail, un effort se cache derrière et que, si cet argument vous semble plus intéressant pour un lecteur plus âgé car l’enfant n’en a rien à faire, je vous détrompe. Je viens de vous donner la preuve via le vécu de ma petite sœur. Que ce soit pour un adulte ou un enfant, un livre doit mettre en scène une série de personnages dans lequel une part de lui pourra se retrouver. Ainsi, dans Lou Pilouface, il retrouvera son côté aventurier tandis que dans celui du commandant, il sera attaché à lui via leur attitude grognonne. L’enfant n’a pas assez de jugeote pour trouver ce lien mais l’adulte pourra y réfléchir et s’émerveiller. Comme quoi les livres pour enfants ne sont pas des livres assez simples à écrire.

            Pour terminer, le dernier point de cette argumentation concerne la compréhension de l’histoire, du vocabulaire et de la morale. Tout d’abord, comme vous avez pu le voir, ce livre est le sixième tome de la saga Pilouface. J’avais un peu peur de ne pas comprendre les relations entre les personnages mais tout aide le lecteur à s’y retrouver. Parfois, on doit revenir à la première page pour voir qui est qui mais dans l’ensemble, on n’a aucune difficulté à se repérer car chaque histoire est indépendante. Ce qui n’est pas plus mal. Quand j’étais petit, je ne faisais pas spécialement attention à l’ordre des histoires, des livres d’une saga et je les lisais comme ça et je comprenais. Bien entendu, c’est plus facile de les lire dans l’ordre mais ce n’est pas une obligation. Pourquoi obliger un enfant à lire des livres dans leur ordre de parution alors que c’est bien plus marrant de ne pas s’en tenir ? Ensuite, pour chaque mot de vocabulaire plus compliqué à comprendre, l’auteur arrivait à donner une définition simpliste du mot par le biais d’un échange verbal entre deux personnages. Je trouve que cela était bien et beaucoup plus éducatif que certains livres qui expliquent le mot dans les dernières pages, celles que j’avais tendance à ne pas lire. Ces explications sont assez claires pour que l’enfant comprenne le mot sans demander d’autres éclaircissements. La morale est très sympathique mais pour un enfant, elle n’est pas facile à deviner et là, il aura besoin d’un adulte qui le lui explique.

            En conclusion, c’est un petit roman sympathique à lire mais il ne se distingue pas énormément des autres du genre.



Un roman qui plongera le lecteur dans une aventure en pleine mer



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