samedi 9 janvier 2016

La Sélection

Nom du livre
La Sélection
Auteur
Kiera Cass
Editeur
Collection R
Année de parution
2012
Genre
Dystopie, Romance, Science-fiction
Nombre de pages
343 pages

Synopsis

            Elles sont trente-cinq jeunes filles : la Sélection s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras... Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...

Mon avis

             Dans le cadre du Thematik’challenge et sur base d’une recommandation de la part de Lecture de Petite Plume, j’ai décidé de lire le premier tome de cette saga littéraire que j’ai déjà aperçue sur plusieurs blogs. J’avais quand même légèrement peur quand je l’ai commencé à cause de la couverture qui dégage une impression très féminine.

            Pour commencer, ce livre m’a plu pour sa principale focalisation sur deux personnages : America et Maxon Bien entendu, nous avons d’autres protagonistes qui participent à l’histoire mais les deux cités sont retenus très facilement. Cette concentration sur cette paire d’héros m’a amené à penser aux scénarios que j’écris avec des amis. Pour tout vous dire, j’ai déjà participé à un jeu de rôles inspiré par ce roman et j’avais très bien aimé l’idée. Ainsi, j’ai pu, à travers ce livre, découvrir la véritable histoire et comparer avec le scénario que nous avons rédigé il y a plusieurs mois. J’étais attentif à tous les détails et j’appréciais l’atmosphère dégagée par le récit. Imaginez-vous, vous participé à des leçons de karaté pendant quelques mois et vous adorez. Un jour, vous êtes convié à un tournoi professionnel et vous voyez de grands champions s’affronter. Vous serez impressionnés par leurs techniques, la fluidité de leurs mouvements et leur concentration. Vous allez les accompagner du regard dans chaque mouvement, chaque geste, chaque parade et vous allez vous extasier devant ce spectacle, qui, pour vous, est de toute beauté. J’étais, comme ce karatéka, extasié devant les lignes de ce livre mais à votre grand dam, je n’avais pas la bouche ouverte !
            Cependant, je trouvais que le récit était fort prévisible, de trop à mon goût. Je ne m’en suis pas plain durant la lecture du récit car je trouvais cela plus facile pour suivre l’intrigue dans le bus. En effet, pas facile de lire dans les transports en commun ou dans un lieu public où les étudiants crient à tout va (non, pas un café). Cette prévisibilité n’était donc pas totalement un inconvénient, il y a un peu de positif. Maintenant, je dois avouer que cela ne m’a pas totalement plus car nous ressentons un sentiment de déjà-vu, de déjà-lu. Quand un livre présente une intrigue dans laquelle nous sommes embarqués et que nous pouvons dévoiler ce qui va arriver, j’en parle souvent sous la forme d’engrenages dans lesquels nous sommes pris et que nous ne pouvons pas nous défaire à cette force mécanique. Ici, c’est tout le contraire, nous ne sommes pas pris dans ce réseau, nous ne faisons que l’observer comme un horloger. Nous savons que ce récit n’a aucun secret pour nous et cela est quand même dommage. Nous ne pouvons pas être étonnés et je trouve que l’étonnement est un point important dans le cadre d’un récit. Maintenant, je relativise, ce n’était que le premier tome et les suivants m’impressionneront peut-être plus.
            Pour terminer, sur une note positive, j’ai très apprécié le complexe d’ajouter de la romance dans un récit dystopique. Les autres romans de ce genre, en ont, sous la forme d’un couple ou d’un triangle amoureux. En plus de cela, nous trouvons également l’esprit de la compétition et les enjeux politiques dans ce roman. Cette partie, comparée à celle de l’intrigue, m’a vraiment impressionné et je me suis délecté des détails. Cette différence permet au livre de se détacher partiellement des autres récits de ce genre, de lui donner un aspect différent et non qu’il soit un simple clonage d’un autre. Pour continuer, l’auteure a décidé de féminiser un peu plus ce roman qui rend un résultat encore plus exceptionnel et plus dur à apprécier de la part d’un garçon. La romance est en effet plus souvent laissée aux yeux des lectrices que ceux des hommes. Ici, Kiera Cass a su allier le rose avec la dystopie et je trouve le résultat vraiment intéressant à analyser. Bien joué.

            En conclusion, j’ai bien apprécié de livre qui compte pour mon challenge du mois de janvier.



Un roman dystopique vous envoyant sur les chemins de l’amour et de la compétion




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3 commentaires:

  1. Je n'ai pas aimé. Clairement. Et pourtant j'ai lu les trois premiers tomes en espérant y trouver une surprise ou un rebondissement, mais rien. Faut dire que je suis un peu maso de lire trois tomes sans aimer. Cependant je voulais vraiment voir s'il y aurait un quelconque revirement de situation mais...

    Les personnages ne m'ont fait ni chaud, ni froid. Cherchant la moindre occasion pour créer une dispute, allant voir si l'herbe est plus verte ailleurs pour l'un. Pas de surprises sur leurs caractères. Un scénario téléphoné. Et comme tu le soulignes dans ta chronique, un final qui se résolve en un claquement de doigts. La seule chose que j'ai apprécié ce sont les couvertures que j'ai trouvée d'une esthétique élégante. Pour le reste...

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  2. Oui, je comprends ton avis. C'est vrai que le scénario est fort stéréotypé mais je ne m'en suis pas formalisé. Je peux comprendre alors que tu n'aies pas aimé la lecture de ces romans. Moi, c'est "50 nuances de Grey" que je n'ai pas aimé, pour les mêmes raisons que toi, plus une écriture à laisser désirer

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    1. Je n'ai pas non plus aimé "50 nuances de Grey" avant toute chose parce que c'était au départ une fanfiction et je suis contre la pratique de la publication dans l'édition d'une fanfic, mais également pour comme tu le dis, l'écriture très moyenne. Et surtout la vulgarité.

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